Nous sommes tous un peu fou ! À différents degrés et de différentes manières mais chacun cultive sa folie avec soin.

J’ai commencé à « travailler » dès l’âge de 20 ans. Un an après mon baccalauréat, j’allais bosser le matin et en après-midi j’allais en cours. J’ai commencé une étude en administration grâce à une dite bourse. Quand j’ai remarqué que le standard et le nombre d’heures de cours ne correspondaient pas, j’ai laissé tomber.

Entre-temps, j’ai trimé quelques boulots. Certaines fois, j’ai dû abandonner ma paye à des scélérates qui se faisaient prier pour me rendre mon dû. Puisqu’il faut une connaissance avancée pour avoir une chance de survie dans le système, j’ai tenté d’entrer à la seule université publique du pays. Entre autre, mon père m’offrait seulement le logement.

Finalement, quand j’ai eu l’illusion d’avoir trouvé l’emploi de ma vie au sein d’une des plus prestigieuses entreprises du pays, j’ai failli compromettre mes chances.

folie

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Folie, aime-moi

Pour ceux qui me connaissent bien, ils savent que le maître-mot pour me définir est FOLIE. En fait, c’est mon grain de folie qui donne du sens à ma vie. Aussi spontané et imprévisible que je sois, les décisions irréfléchies sont le moteur de ma vie. Celles que je regrette et celles que je regrette de ne pas avoir prises.

Après environ un an passé au sein de la dite entreprise, j’ai décidé de changer de boulot. Oups ! Rembobinons ! Peu après avoir trouvé ce boulot, mon père m’a demandé de plier mes bagages. Entre nous, l’éponge brûlait bien avant. En plus de mes dépenses habituelles, il fallait que je paye le loyer. Pourtant, j’ai décidé de laisser le boulot pour reprendre mes études à la fac. Rire ! Comme quoi ma folie n’a pas de limite.

Quand j’ai dit à un ami qu’il me faut un boulot, il m’a demandé si mon job ne me plaisait plus. Des amis bien intentionnés s’inquiètent pour moi. Ils craignent qu’un chômage prolongé fasse de moi un SDF. Ben ! Que dire de plus ! Déjà j’ai l’impression que tout le monde est au chômage dans mon pays. On n’oserait pas demander à quelqu’un combien est-ce qu’il gagne. Mais, puisque mieux vaut peu que rien, certains se résignent. Ils sont dans un chômage déguisé. On travaille pour payer des dettes.

Des collègues  ont estimé que j’étais fou d’avoir abandonné la fac pour accepter le job. Dorénavant, des parents et amis vont me considérer encore plus fou d’avoir démissionné.

J’ai assez d’économies pour payer mon bail et couvrir deux à trois mois de chômage. Comme tout autre jeune du pays, il m’arrive de me sentir découragé. Par contre, j’ai ma philosophie de vie. Laisser partir ce qui s’en va et venir ce qui vient.

Un commentaire concernant “Folie quand tu me prends

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